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C'est quoi la réduction des risques (RdR) ?

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La réduction des risques (RdR), qu’est-ce que c’est ?

Quand on parle de drogues, tu as sûrement déjà dû entendre parler de « réduction des risques » et tu te demandes un peu ce que c’est exactement.

Pour schématiser, voilà ce qu’on peut en dire comme point de départ : « si une personne consomme des drogues (et cela vaut pour toutes les drogues, licites ou illicites), ne veut pas ou ne peut pas renoncer à sa consommation, il convient de réduire les risques liés à cette consommation ».

Ces risques dont on parle sont de plusieurs ordres :

  • Liés à la dangerosité du produit consommé en lui-même
  • Liés aux caractéristiques de la consommation (fréquence, quantité, etc.)
  • Liés à des facteurs infectieux ou psychosociaux.

Il s’agit donc de réduire les risques pour le consommateur, mais également pour la société dont il fait partie.

La réduction des risques, c’est une stratégie, une politique de santé publique (donc menée par l’État) qui prend de plus en plus d’importance depuis une vingtaine d’années.

Pourquoi a-t-on mis en place la RdR ?

À l’origine, plusieurs constats :

Une société sans drogues n’existe pas (et n’existera jamais), la drogue a toujours fait partie du monde.

Croire que les gens vont arrêter de consommer parce qu’on mène des politiques de répression, c’est se voiler la face.

Ensuite, une information objective n’est pas incitatrice.

C’est en effet sur ce dernier point, que la plupart des critiques envers la réduction des risques s’articulent : donner de l’information sur un produit ou procurer des seringues stériles à un consommateur serait une manière d’inciter les jeunes à consommer.

Les professionnels de la santé pensent au contraire qu’une information claire, crédible, objective et accessible sur les risques associés à l’usage de drogues n’a pas pour effet une incitation à l’usage de drogues, quand elle s’adresse à des personnes en situation de consommation.

Il en va de même pour la mise à disposition de moyens de consommer des drogues à moindres risques. Voilà donc un autre point important : la réduction des risques s’adresse a priori à un public déjà consommateur tandis que la prévention s’adresse à l’ensemble de la population.

La réduction des risques repose sur un certain nombre de valeurs :

  • considérer la personne qui consomme des drogues comme une personne à part entière
  • la rendre actrice de la société dans laquelle elle vit
  • le non-jugement.

Concrètement, la réduction des risques, c’est par exemple :

  • Les programmes d’échange de seringues et d’aiguilles (le consommateur ramène ses seringues usagées et en reçoit des nouvelles stériles),
  • Les traitements de substitution (comme la méthadone, par exemple, pour aider à l’arrêt d’héroïne)
  • Les salles de consommation à moindres risques (dont tu entends peut-être souvent parler à la télévision mais qui ne sont pas encore autorisées en Belgique).

Si tu désires en savoir plus, tu peux te rendre sur le site de Modus Vivendi qui est l’intervenant privilégie dans ce domaine. Tu peux également nous contacter pour nous poser toutes tes questions.

Éditeur de la fiche : Infor-Drogues

Mise à jour le 18 mai 2018

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