Bruxelles-J

Comment arrêter la drogue ?

Print this pageEmail this to someoneShare on FacebookTweet about this on Twitter

Il ne s’agit pas simplement de ‘dire non’ ou de ‘vouloir’ pour parvenir à arrêter…

Julie, Bruxelles 2015

Julie, Bruxelles 2015

Médicaments

Une drogue est un produit qui perturbe le fonctionnement de notre cerveau. Cela se traduit par un déséquilibre de la chimie du cerveau. Résultat : on a trop de certains neurotransmetteurs ou trop peu de certains autres. Vu ainsi, ‘arrêter la drogue’ consiste à faire en sorte que notre cerveau se rééquilibre ou revienne à la ‘normale’, parfois en donnant des médicaments qui vont accélérer le retour à l’équilibre, ou pour remplacer la drogue sans les dangers. Idéalement, ces prescriptions ne se prolongent pas trop, car la personne risque de devenir dépendante du médicament qui va à son tour dérégler la chimie du cerveau, et tout sera à refaire.

Les médicaments sont utiles et donnent des résultats, mais on observe que pour certains, cela n’empêche pas les rechutes…

Changement d’environnement

On constate qu’un changement dans l’environnement (le ‘contexte de consommation’) permet souvent de modifier la consommation. Certaines personnes témoignent que lorsqu’elles partent en vacances, elles cessent de consommer et ceci sans médicaments. Mais dès le retour, la consommation reprend.

Cure de sevrage

Ainsi parfois des personnes qui sortent d’une cure de sevrage (3 semaines en hôpital) qui a pleinement réussi (plus aucun symptôme de manque) se remettent à consommer rapidement après leur sortie, car rien n’a changé dans leur vie quotidienne. Et donc, répondre à la question de ‘comment arrêter la drogue’, cela passe en fait aussi très souvent par des changements à opérer dans son propre environnement (faire le tri dans ses copains, changer de numéro de gsm, ne plus passer par les lieux de deal…), bref, on fait le ménage.

Thérapie

Il y a des fois où, même en ayant effectué des changements dans son environnement, même en ayant essayé de manipuler la chimie de son cerveau, on continue tout de même à se droguer. Il y a un troisième aspect au problème de l’arrêt de la drogue dont il va falloir s’occuper : l’aspect psychologique. Le fait de consommer une drogue régulièrement est très souvent lié à un ‘problème’ que l’on rencontre et que l’on essaye inconsciemment de régler à l’aide de cette drogue. Généralement, c’est parce qu’on n’a pas eu l’occasion d’apprendre à faire face à ce problème qu’on se débrouille en consommant un produit.

Par exemple, lorsqu’on n’est pas très sûr de soi, et que l’on ne possède pas une image de soi très positive parce qu’on n’a pas eu l’occasion de la construire, prendre un produit qui stimule et donne un moment de confiance en soi est parfois tentant. Cela ne résout pas le problème, mais ça peut apaiser temporairement cette blessure. Autre exemple : lorsque les relations avec les autres sont compliquées et douloureuses, prendre un produit qui donne l’impression d’être comme dans une bulle peut avoir un effet apaisant.

Prendre une drogue, cela sert donc à se sentir mieux, ou du moins à ne pas aller plus mal – même si cette drogue va finir par devenir un problème en soi.

Ici, la réponse à la question de savoir ‘comment arrêter la drogue’ réside donc dans le fait de se donner les moyens d’apprendre une nouvelle façon de répondre à ce qui nous arrive dans la vie. C’est quelque chose qui demande de prendre le temps. Le ‘rééquilibrage’ de la chimie du cerveau et le changement de notre environnement peuvent se régler assez rapidement, par contre le travail psychologique est plus difficile à estimer. Si je n’ai pas confiance en moi, je peux d’abord comprendre que c’est lié à ma consommation de drogue. Ensuite, je peux apprendre une autre façon d’avoir confiance en moi que ce que je ressens après avoir consommé un produit. Je retrouve donc la possibilité de choisir : je ne suis plus obligé de consommer une drogue, je peux fonctionner autrement. De même, si je souffre à l’intérieur, si j’ai été blessé par la vie, je peux apprendre à apprivoiser cette douleur autrement qu’en l’étouffant sous une drogue. Si j’arrive à faire cela, je peux aussi envisager de m’en passer.

Arrêter la drogue, c’est quoi donc ?

‘Arrêter la drogue’, c’est aussi bien s’occuper de ce que le produit peut avoir ‘perturbé’ dans notre cerveau que de prendre en considération le contexte dans lequel on a l’habitude de consommer et agir et enfin de repérer en quoi la drogue est devenue la solution à un problème personnel – pour apprendre à inventer d’autres façons de faire face aux problèmes.

Faire tout cela seul dans son coin n’est pas évident, souvent il est nécessaire de se faire aider.

N’hésite pas à nous contacter pour plus d’informations !

Éditeur de la fiche : Infor-Drogues

Mise à jour le 28 juillet 2016

Tu as une question ?

Remplis le formulaire ci-dessous.

Ton adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec un *

*


9 questions pour “ Comment arrêter la drogue ?

  1. gaetan
    le 20 février 2017 à 00:06

    je suis dans la merde je consonne tout les jour de la cocaine je voudrais trouver une solution pour arraate sa j ai un travaille et une famille j ai foutu les finance de de famill dans le goufre je ne sais par ou comancer je suis de la region de charleroi

    • le 22 février 2017 à 11:14

      Bonjour Gaetan,

      Oui, c’est vrai, pas évident quand une conso est allée jusque là.
      Mais en même temps rassure-toi, des gens peuvent t’aider à t’en sortir (on peut s’en sortir de la coke même quand on est tombé à fond dedans) et aussi aider ta famille s’il le faut. Et tout cela sans te juger ni jamais en parler à la Police ou à ton boulot (secret professionnel oblige).

      Jette un œil sur les associations sur Charleroi et, pour commencer, on te conseille de prendre contact avec Diapason.

      Bon courage! Et dis-toi que te rendre compte que ça ne peut plus continuer comme cela, eh bien c’est déjà la première étape de faite!

       

      • gaetan
        le 28 février 2017 à 23:00

        merci d avoir repondu a mon message je suis toujour dedans mais je ne sais par ou commencer si je quitte mon boulot pour suivre une therapie pour se probleme comment je pourrais nourrie ma petite famille le probleme est il reconnu comment maladie pour mon enployeur et comment prendre ce conger

        • le 3 mars 2017 à 08:37

          Bonjour Gaetan,

          On est contents de te lire, on se demandait un peu comment tu allais…
          As-tu eu l’occasion de jeter un coup d’œil aux liens qu’on t’as communiqués?

          Pour répondre à tes questions, très concrètement, tu n’es pas obligé de quitter ton travail et de rentrer en cure quelque part.
          Il existe la possibilité de se faire aider dans ce qu’on appelle les centres de consultations où on va voir son psy ou son médecin sur rendez-vous. Comme on va chez le dentiste mais sans la fraise ;-).
          Les consultations durent généralement 1 heure. Au début il est souvent important de ne pas trop espacer les rendez-vous, en allant par exemple 1x/semaine. Après, quand ça va mieux, on peut espacer les rendez-vous et passer à 1x/2 semaines, 1x/mois, etc.

          Après, imaginons que tu doives quand même rentrer en cure quelque part (la durée habituelle d’une cure, c’est normalement 3 semaines), eh bien tu seras tout simplement couvert par un certificat médical.
          Tu ne dois pas prendre congé, ton salaire continue à être payé et tu peux continuer à nourrir ta petite famille (tu as raison, c’est super important :-).
          Et, truc super essentiel: ton employeur ne sera pas mis au courant de pourquoi tu es en incapacité de travail (tu es protégé par le secret médical). Tu peux devoir être hospitalisé pour mille raisons, et rien ne t’oblige à dire à ton boulot pourquoi: ça, c’est ta vie privée, et donc ça ne regarde pas tout le monde.

          Voilà, est-ce que c’est un peu plus clair?

          Excellente journée :-)

          • gaetan
            le 14 mars 2017 à 00:15

            c est super de m avoir repondus je suis encore comme un con devant l ordinateur j ai essayer les contacte sur charleroi pas reponponse et toujour se probleme de co j aimerai dormir pendant un mois et que tous soin du passer mais si vous savais me diriger vers un centre pour me soigner pendant une ou deux semaine parceque j ai vraiment que truc sorte de tete merci a vous gaetan

            • le 16 mars 2017 à 10:29

              Bonjour Geatan,

              …comme un con devant l’ordinateur, nous aussi de notre côté en fait, donc au moins on est 2 ;-)))

              Pour les rendez-vous, c’est vrai qu’il faut parfois insister, qu’il n’y a pas souvent de la place tout de suite :-(
              C’est la même chose un peu partout, mais on t’encourage vraiment à ne pas lâcher le morceau et à pousser jusqu’à ce que tu obtiennes ce que tu veux.
              Pour une consultation donc (comme on te l’expliquait dans notre courrier précédent), c’est au 071/32.94.18, c’est ce qu’on appelle un Service de Santé Mentale et ils sont situés au 18 de la rue Léon Bernus à 6000 Charleroi.

              En attendant, quand ça ne va vraiment pas, tu peux te rendre aux urgences à l’hôpital Van Gogh (rue de l’Hôpital, 55 à 6030 Marchienne-au-Pont).
              Il ne faut pas hésiter à le faire, il n’y a pas de honte à cela; ils sont là pour aider les personnes qui ont des difficultés comme toi.

              On te met ci-dessous comment y arriver:

              Accès
              En voiture :

              A 54 Bruxelles-Charleroi, sortie n°29 « Mont-sur-Marchienne-Vilette »; direction Marchienne N579 (pendant 2 kms). Suivre flèches.
              N90 depuis Binche : à Marchienne-au-Pont, suivre direction Hôpital Van Gogh.
              Par le R3, sortie n°4 « Marchienne-au-Pont-Beaumont-Montigny-le-Tilleul ». Suivre flèches.
              Et le parking ?

              De vastes parkings gratuits sont à la disposition des patients et de leur famille devant l’hôpital.

              En bus :

              Lignes 43, 50, 52, 71, 72, 73, 74, 75, 109 et 172.

              En métro :

              lignes M1 et M2 (arrêt Cartier).

              En train :

              Arrêt en gare de Marchienne-au-Pont ou Marchienne-Zone (+/- 10 minutes à pied).

              Voilà, on reste en contact, tu peux aussi si tu veux nous appeler quand c’est trop compliqué, c’est dans l’anonymat et c’est confidentiel (02/227.52.52 du lundi au vendredi entre 08h00 et 22h00, et le samedi entre 10h00 et 14h00).

              On te souhaite une très belle journée sous le soleil :-)

               

  2. Mumu
    le 27 avril 2016 à 13:07

    Super merci je vais essayer chez mon médecin et puis je vous contactes

  3. le 27 avril 2016 à 09:48

    Hello Mumu,

    C’est vrai qu’il n’est pas toujours évident de se débrouiller pour arrêter une consommation.

    Alors, oui ton médecin pourrait t’aider, et cela vaut en tous les cas la peine de le lui demander. S’il ne se sent pas à l’aise (cela peut arriver, tous les médecins ne sont pas formés pour ce type de prise en charge), il pourra te conseiller quelqu’un d’autre.

    Cela étant, un peu de prudence car si tu as déjà une petite tendance à devenir accro, il ne faudrait pas que tu deviennes ensuite dépendant aux médicaments. On en a parfois besoin pour arrêter de consommer une drogue mais ce n’est pas toujours nécessaire. Il est par contre probable que tu doives à un moment donné te poser la question de savoir comment et pourquoi tu es devenu dépendant pour parvenir ensuite à complètement arrêter.

    Si ça ne fonctionne pas, ou si ton médecin n’a pas d’idée :-( n’hésite pas à nous contacter par téléphone (02/227.52.52) ou par mail (permanence@infordrogues.be). Nous prendrons ensemble le temps de réfléchir à ce qui serait le mieux pour dans ta situation.

    Excellente journée à toi et bon courage!

     

  4. Mumu
    le 26 avril 2016 à 19:22

    Hello, qqn peut me dire chez qui je dois aller pour arrêter en prenant des médicaments?

    Mon médecin peut le faire? je n’en peux plus de me débrouiller pour arrêter et j en ai vraiment mare!