Bruxelles-J

Les drogues : quand en parler ?

Print this pageEmail this to someoneShare on FacebookTweet about this on Twitter

Si tu connais quelqu’un qui consomme une drogue

Il n’est jamais trop tard pour en parler. D’ailleurs, rien ne t’empêche de le faire et de dire à la personne que tu t’inquiètes pour elle.

Après, tu verras ce que la personne en pense. Elle pourrait te répondre que tu as tort ou que tu dis n’importe quoi, ou que c’est vrai mais que ce n’est pas grave. Cela peut signifier qu’il n’y avait rien d’alarmant ou qu’on t’a mal renseigné(e), ou qu’il y a effectivement un problème mais que la personne ne veut pas (t’)en parler. Tu as donc peut-être raison, mais il est trop tôt pour que la personne puisse accepter ce que tu dis. Il ne sert à rien de trop insister, car cela pourrait abîmer votre lien.

Si tu lui en as parlé trop tôt, tu n’aurais pas pu le savoir. Nous te conseillons de revenir de temps en temps « vérifier » où elle en est et si elle a changé d’avis. Par exemple en prenant de ses nouvelles (« Ca va toi avec le cannabis ? ». « Tiens, et avec l’alcool, ça va, parce que la dernière fois je trouve que tu avais beaucoup bu ? »), quand tu sens que c’est le bon moment. Ce qui compte, c’est que la personne sache que tu lui en parles parce qu’elle compte à tes yeux et que son éventuel mal-être ne te laisse pas indifférent(e).

En parler, c’est montrer que tu es là et que la personne peut te confier des choses personnelles et délicates, sans que tu ne la juges.

 

IMG_8434menos

Si c’est toi qui consommes une drogue

Si c’est toi qui consommes une drogue, tu peux te demander si tu es devenu(e) dépendant(e) d’un produit. Une façon d’y trouver réponse, est de se poser cette simple question : est-ce que j’ai encore la liberté de me passer de ce produit ? Ai-je la liberté de ne pas fumer un joint ? Si c’est oui, tu n’es probablement pas dépendant(e). Par contre, si tu sens que ta réponse penche vers un « Non, je n’ai plus la liberté de me passer de ce produit », la question se pose pour toi : Quand en parler ?

Personne ne peut t’obliger à parler de choses aussi intimes que de se rendre compte que l’on ne contrôle plus une consommation. Parler c’est bien, mais pas nécessairement au moment où quelqu’un d’autre a décidé de parler.

Tu pourrais trouver plein de ressources en toi  pour changer les choses et diminuer ou arrêter ta consommation. Bref, pour reprendre le contrôle sur ta vie, sans avoir dû en parler à quelqu’un.

Il arrive parfois que l’on n’y arrive pas tout seul. Et qu’il faille bien reconnaître que si la situation ne va pas s’arranger toute seule. Il faut donc réfléchir à en parler, avec une personne de confiance. Et ça, c’est très important, car tu ne vas pas confier des choses intimes à quelqu’un qui n’est pas capable de t’écouter ou qui, pire encore, pourrait te juger pour cela.

Vient alors la question de savoir à qui il faut en parler… et nous te conseillons d’aller voir notre fiche  En parler : à qui ?

 

Éditeur de la fiche : Infor-Drogues

Mise à jour le 28 juillet 2016

Tu as une question ?

Remplis le formulaire ci-dessous.

Ton adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec un *

*