Bruxelles-J

La contraception, pour quoi faire ?

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Lorsque l’on parle de contraception, il s’agit des méthodes qui vont permettre d’éviter une grossesse dans le cadre d’une relation sexuelle hétérosexuelle (homme-femme). Ce sont, entre autre, le préservatif, la pilule, le patch, le stérilet, etc.,. La majorité des moyens de contraception s’adressent aux filles. Le préservatif, quant à lui, est utilisé, principalement, par le garçon (préservatif moulant) mais il existe aussi des préservatifs féminins (préservatif flottant).

En revanche, lorsque l’on parle de protection, il s’agit de te protéger contre les IST (dont le VIH). Le préservatif est le seul et unique moyen actuel d’éviter une éventuelle contamination à une ou plusieurs IST.

Dans le cadre d’une relation hétérosexuelle, utiliser une contraception est donc indispensable et ce, dès ta première relation sexuelle (ceci concerne les hommes et les femmes), si vous n’avez pas le désir de concevoir un enfant.

Comment ça fonctionne alors ?

Il existe 2 types de contraceptions :

  • Les contraceptions hormonales

Qu’elles soient progestatives ou œstroprogestatives, les contraceptions hormonales ont un effet sur le cycle menstruel et permettent soit d’empêcher l’ovulation, soit d’empêcher le développement de l’ovule fécondé. Les contraceptifs hormonaux sont : la pilule contraceptive classique, le stérilet hormonal, le patch, l’implant contraceptif, l’anneau vaginal.

Étant donné que les contraceptions hormonales (pilule, patch, anneau vaginal, implant, etc.) sont utilisées par les femmes et de manière à comprendre leur effet, voici ce qui se passe pendant le cycle menstruel :

Le cycle menstruel débute le premier jour des règles et se termine le jour qui précède les règles suivantes. En principe, ce cycle dure 28 jours mais cela peut varier d’une personne à l’autre. Au début de ce cycle, un ovule se développe dans les ovaires, il mûrit pendant plusieurs jours et une fois arrivé à maturation et l’utérus, quant à lui, génère l’endomètre, la partie prête à recevoir l’ovule fécondé pour qu’il s’y niche et s’y développe. Par la suite l’ovaire expulse un ovule, c’est ce qu’on appelle l’ovulation. La fécondation se produit dans les trompes de Fallope. Lorsque l’ovule est fécondé, il vient se nicher dans l’endomètre pour s’y développer (c’est la nidation). Lorsque l’ovule n’est pas fécondé, il est rejeté et évacué avec l’endomètre sous forme de saignements : il s’agit donc des règles (la seule manifestation “visible” de ce qui se passe dans le corps féminin). Par conséquent, lorsque les règles surviennent, elles sont l’indicateur qu’il n’y a pas eu de fécondation au cycle précédent.

  • Les contraceptions non-hormonales

Les contraceptions non hormonales font barrière à une éventuelle fécondation. C’est le cas des préservatifs, du stérilet en cuivre et du diaphragme.

 

Tu pourras retrouver tous les moyens de contraception disponibles en Belgique avec des indications sur leur efficacité en allant sur le site : https://www.mescontraceptifs.be/

Retarder l’arrivée des règles, c’est possible ?

Avec une contraception hormonale, oui, il est possible de retarder l’arrivée des règles :

  • Avec la pilule : il suffit de recommencer une nouvelle plaquette de pilule à la fin de la plaquette en cours c’est-à-dire sans faire une pause de 7 jours (sans pilule).
  • Avec le patch contraceptif : après la 3ème semaine, il suffit de ne pas faire de pause (= semaine sans patch) et de coller directement un nouveau patch (les règles seront retardées d’une semaine et pour que le retard dure plus longtemps, il suffit de coller un nouveau patch la semaine suivante).
  • Avec l’anneau vaginal : au bout de 3 semaines, il suffit de retirer l’anneau et d’en placer un autre directement sans faire une pause de 7 jours (semaine sans anneau).
    Attention, un même anneau ne peut être utilisé plus de 3 semaines, il faut donc en placer un autre eu terme des 3 semaines.

À ne pas oublier !

Tous les moyens de contraception hormonaux continuent à agir pendant la période de « pause » c’est-à-dire les 7 jours pendant lesquels tu ne prends plus ta contraception. À condition, de bien reprendre ta contraception à la fin de ces 7 jours de pause c’est-à-dire au 8ème jour.

Lorsque tu dois prendre un médicament en plus de ta contraception hormonale (la pilule, le patch, l’anneau vaginal, l’implant), l’efficacité de ta contraception peut être diminuée. Ainsi, il est plus judicieux de prévenir le médecin de la méthode contraceptive utilisée. Par ailleurs, en cas de vomissements ou de diarrhée dans les 3 heures qui suivent la prise de la pilule contraceptive, la pilule peut être inefficace puisque la pilule aura été « évacuée » plus rapidement que prévu par le corps (contrairement au patch et à l’anneau vaginal qui continuent à diffuser des hormones, et ce, même si il y a vomissements ou diarrhée).

Il n’est pas toujours nécessaire d’effectuer un examen gynécologique avant de prendre un moyen de contraception, un simple rendez-vous chez un·e médecin, de préférence un·e gynécologue, suffit.

Actuellement, le préservatif est le seul moyen de contraception qui permet de se protéger en même temps d’une contamination à une ou plusieurs IST. Par conséquent, si tu es dans une relation exclusive avec un ou une partenaire, le plus judicieux est d’effectuer un test de dépistage des différentes IST avant d’envisager l’arrêt du préservatif (et trouver une contraception, si nécessaire).

Si ta·ton partenaire et toi avez besoin d’aide pour déterminer quelle est la contraception qui vous convient, le plus judicieux serait d’en parler à un·e médecin, à un·e gynécologue ou à un·e membre de l’équipe d’un centre de planning familial.

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